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Numérique et 3D au 56ème FESTIVAL de CANNES

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Mai 2003 - "Les temps modernes" en numérique et "ghosts of the abyss" de James Cameron en relief.

Le festival de Cannes est le seul grand festival de cinéma a avoir ouvert sa sélection officielle au numérique. Malgré les réticences des exploitants français, le festival offre depuis 2002 aux réalisateurs qui le souhaitent la possibilité de projeter leur film dans un format numérique. Ainsi l'année passée, Star Wars episode II, Spirit, et Russian Ark d'Alexandre Sokourov ont été diffusés dans ce format. Cette année les salles de la sélection, Lumière et Debussy ont été à nouveau équipées de projecteurs numériques Barco D-Cine Première DP50, la salle Bunuel bénéficiait elle du tout nouveau projecteur Barco dédié aux salles moyennes le DP30. Parmi les films qui ont fait l'objet d'une projection digitale on peut citer: All tomorrow's parties de YU Lik Wai Les temps modernes, Ghosts of the abbys ... mais également "les marches" le nouvel opus que Gilles Jacob consacre à l'histoire du festival. Bien que n'étant pas projeté en numérique, le nombre de films qui ont cependant été tournés dans ce format est en forte croissance, c'est entre autres le cas pour "la petite Lili" de Claude Miller, "Dogville" de Lars von Trier, "Purple Butterfly" de YE Lu, The brown Bunny de Vincent Gallo ... 5 films ayant fait l'objet d'une restauration numérique ont été projetés en salle Bunuel dans un format digital, dont "le roi et l'oiseau" de Paul Grimault et l'épouvantail de Jerry Schatzberg, palme d'or en 1973. Le point d'orgue, ayant été la projection en numérique lors de la cloture de la version restaurée des "temps modernes" dans le grand auditorium Louis Lumière. Scéance exeptionnelle également pour la projection en relief du film que James Cameron a tourné grâce à des caméras digitales dans l'épave du Titanic, "Ghosts of the abyss". Le film a été projeté en stéreo passive sur 2 projecteurs Barco R18, et pouvait être vu en relief au moyen de lunettes polarisées. Interview de Thierry Frémaux, Délégué Artistique du Festival de Cannes : d-c.org: Quel regard a été porté depuis l'année dernière sur la projection numérique dans le cadre du festival de Cannes? Comment les organisateurs jugent-ils la décision qu'ils ont prise il y a un an ? Thierry Frémaux: En 2002, Cannes a décidé d'expérimenter la projection numérique avec le support de Barco. Nous l'avons fait à la fois pour des films de la Sélection mais aussi pour des films du patrimoine. La technologie numérique, utilisée depuis longtemps pour la prise de vues, investit désormais la salle de cinéma, le Festival a donc voulu assurer les conditions permettant aux productions de choisir leur mode de projection. Si les projections ont été techniquement réussies, elles ont aussi suscité une certaine réserve dans certains milieux, comme s’il s’agissait d’enterrer le 35mm. Rien de tel : le Festival de Cannes souhaite juste remplir sa mission en tentant d’explorer l’ensemble des possibilités techniques de son époque. Le film d’Alexander Sokourov, The Russian Ark, fut tourné en numérique et en un seul plan : il fallait aller au bout de cette aventure artistique unique. En prenant l’initiative de la projection numérique, Cannes aura été le premier des grands festivals à se faire l’écho de nouvelles avancées technologiques et à mettre à disposition de nouveaux modes de projection. Mais si un chef d’œuvre doit être projeté en 16mm, nous le ferons! d-c.org: Quelles évolutions y a-t-il en 2003 par rapport à 2002 en terme de création et de diffusion numérique? Thierry Frémaux: Il y a une évolution entre 2003 et 2002, petite mais sensible, même si c'est moins qu'entre 2001 et 2002, où le surgissement fut notoire. Le caractère aléatoire de l'évolution prouve bien qu'on ne se situe pas sur le "tout ou rien", mais bel et bien sur un choix artistique qui dépend des cinéastes. Un cinéaste peut faire un film DV et le lendemain une grosse production en 35mm. Pour un événement comme Cannes, il s'agit de trouver une forme d'exposition des oeuvres conforme à leurs qualités et au désir des metteurs en scène. d-c.org: Le festival a choisi Barco Digital Cinema comme partenaire pour les projections numériques, qu'est ce qui a motivé ce choix? Thierry Frémaux: Le festival se veut fidèle à ses partenaires et donc à Barco avec lequel il partage, sur le numérique, un certain sentiment pionnier. De plus le partenariat de Barco ne se limite pas à la mise à disposition de matériel, leurs équipes nous conseillent et nous accompagnent dans nos choix technologiques. Aujourd'hui, les trois salles principales (Lumière, Debussy, Buñuel) sont équipées par Barco pour les projecteurs DLP Cinéma et Digimages qui fournit le lecteur D5.
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En numerique et en 3D en ouverture du Festival de Cannes.
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